On vous propose l’ajout d’un système de contrôle climatique Dampp Chaser pour  protéger votre piano contre les changement d’humidité si dommageables pour votre instrument ?

Voici quelques points à savoir pour prendre une décision éclairée.

Disons d’abord que les doutes quant à l’efficacité du système sont maintenant quasi inexistants. Les manufacturiers de piano ont approuvé et rares sont les techniciens qui les contrediraient. Les propriétaires de pianos ainsi équipés sont unanimes: l’accord tient beaucoup mieux. Un piano doté d’un Dampp Chaser verra sa durabilité doublée au moins.

La compagnie Dampp Chaser  offre de la formation et un mécanisme de certification afin d’aider les techniciens à bien évaluer la pertinence d’installer un tel système chez vous. La compagnie interdit formellement aux distributeurs de vendre l’appareil directement au consommateur qui voudrait en faire l’installation soi-même pour s’assurer que tous les systèmes soient bien installés et toujours avec une large perspective comprenant l’état du piano, l’environnement dans lequel il est situé, les besoins spécifiques etc.

Bien entendu, l’environnement idéal pour un instrument de musique serait l’atmosphère parfaitement contrôlé d’un musée. Si votre maison est doté d’un système de contrôle climatique semblable, vous n’avez pas besoin d’un Dampp Chaser. Dans les faits, les propriétaires gardent rarement la climatisation en marche tout l’été, par exemple.

Peu d’endroits sur terre offrent des conditions propices pour un piano de manière naturelle. Près de la mer, l’air salin trop humide cause  beaucoup de dommage. Avez-vous déjà vu un de ces pianos dans un hôtel à Cuba ? Chez nous, c’est l’alternance des saisons avec la nécessité de chauffer les maisons l’hiver qui est problématique.

Le système est absolument silencieux et, dans un piano droit, complètement invisible, si ce n’est pour un petit bloc de lumières indicatrices qui témoignent du bon fonctionnement du système et pour attirer votre attention quand il faut ajouter de l’eau. (Typiquement, chaque semaine durant l’hiver, moins souvent durant l’été)

Dans un piano à queue, le bac est un peu plus grand que la place disponible entre les montants sous le piano, et le tissus noir qui ferme proprement le dessous peut se voir si vous êtes assis assez bas.

Dans tous les cas, le système doit rester branché dans une prise électrique non-reliée à un interrupteur car l’alimentation électrique doit être assurée en tout temps. (Une exceptionnelle interruption de quelques heures, voir de quelques jours n’est pas catastrophique)

Lorsque la lumière indicatrice le signale, il faut ajouter l’eau au moyen d’un bidon (fourni) qui s’insère dans un tube judicieusement dissimulé. Un additif spécial est ajouté chaque fois à l’eau de remplissage pour éviter les moisissures et une excessive accumulation de calcaire.

 

 

Deux fois par année selon les recommandations du manufacturier (mais une fois à l’automne c’est bien suffisant), le technicien doit remplacer les buvards d’évaporation avec leur gaine de plastique. À cette occasion, il vous remettra une bouteille de l’additif requis. Si c’est fait en même temps qu’un accord, le coût de ce service est de $ 25. Périodiquement (à tous les 5 ans par exemple) le système sera démonté pour un nettoyage en profondeur à un coût supérieur.

La compagnie Dampp Chaser prétend avec raison que les coûts d’opération de ce système sont considérablement plus bas qu’avec l’utilisation des autres appareils que certains utilisent pour le même usage. Les déshumidificateurs et les climatiseurs sont très énergivores. Remplir chaque jour un humidificateur portatif est très astreignant.

Un excellent complément à ceci serait une couverture de cordes faite de laine, sur mesure, pour encore mieux procurer au piano à queue un « micro-climat » qui protégerait  le dessus de la table d’harmonie et le sommier. (Ça ne touche pas aux cordes et ça n’a aucun effet sur le son)

Un beau piano équipé d'une couverture de cordes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une solution moins coûteuse serait de placer une jetée sur le piano entre les utilisations.

Que dites-vous de cette belle housse fabriquée sur mesure :

 

Dampp Chaser, « undercover », couverture de cordes: avec un piano maintenu dans un tel « cocon » de protection, un musicien fera moins souvent appel à son accordeur de piano. Ce n’est pas parce que nous n’aimons pas aller chez vous !

 

 





Ce fut une saison faste pour les amateurs de piano.

Le concours du Prix d’Europe s’est conclu par la victoire d’un pianiste, Charles Richard Hamelin. Il habite à côté de chez mon fils. Voulez-vous savoir si Charles a beaucoup pratiqué pour obtenir ce résultat fantastique ? C’était le centième anniversaire du concours, mais encore comme toujours,  cent fois-(et mille fois)-sur-le-métier-remettez-votre-ouvrage pour les concurrents.

Le Concours International de Musique de Montréal était consacré au piano et la gagnante, Béatrice Rana, a tout à fait mérité cet honneur. J’ai été déçu de ne pas pouvoir entendre l’ensemble des pièces préparées par Dorel Golan que j’ai eu le plaisir de rencontrer cette année, ayant travaillé sur le piano sur lequel elle pratiquait jour et (presque) nuit. Elle n’a pas été retenue pour la finale malgré des performances éblouissantes et généreuses, mais elle a gagné des fans enthousiastes. Elle a ce « quelque chose » d’unique qui la met dans une classe à part.

Enfin, pour sa première participation au Concours de Musique du Canada, Alexandre Savard a atteint son objectif d’obtenir 90 % et s’est classé 3e dans la classe des 21 ans. Il a gentiment laissé un commentaire sur ce blog pour vanter la performance de la sourdine que nous avons installée sur son Yamaha C6. Il attribue même une partie de son succès au fait que la sourdine lui a permis de travailler pendant toutes les heures nécessaires sans incommoder une voisine quelque peu intolérante.

Des bravos sont de mise pour tous les participants, et je salue bien sûr particulièrement ces jeunes musiciens que je connais un peu plus personnellement.

Enfin, je note avec plaisir que Lucie Renaud a été honorée par le prix Léo-Pol Morin (Prix d’Europe en journalisme musical) pour son portrait de Gidon Kremer paru dans le numéro de novembre 2010 de La Scena Musicale

Bon été à tous, et laissez la climatisation fonctionner chez vous, c’est bon pour votre piano !





L’Ensemble Contemporain de Montréal se surpasse en nous préparant un programme épatant où les époques et les disciplines se fondent au creuset de la créativité exubérante de leur directrice Véronique Lacroix.

 

 

Nous entendrons entre autres la pièce pour deux pianos et orchestre, Variations II de Pierre Klanac, du même acabit que celle-ci, présentée en 2007:

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

On présente les pianistes  Pestova-Meyer comme étant « stupéfiants de virtuosité ». Ça nous intéresse !

Lisez toutes les informations dans le communiqué.

Au plaisir de vous y rencontrer !

Mise à jour 21 avril: J’ai reçu cette bande-annonce du spectacle:

 





Je suis d’accord avec eux: Le piano Ravenscroft est le meilleur piano au monde. (D’accord, disons, un des meilleurs pianos au monde) J’ai eu l’occasion de l’essayer- voyez mon article ici

C’est le pianiste de jazz Bob Ravenscroft qui a commandé à Michael Spreeman un instrument qui pourrait enfin le libérer des limites des instruments disponibles, et ce sont deux pianistes de jazz qui en parlent ici, mais l’instrument que j’ai joué est absolument magnifique pour le répertoire classique aussi. J’aimerais l’entendre dans une grande salle avec orchestre, mais on m’assure que le piano s’est montré à la hauteur.



Sous le clavier…

30 avril 2009


Après quelques années, beaucoup de saleté s'est accumulée sous le clavier

Après quelques années, beaucoup de saleté s'est accumulée sous le clavier


Saviez-vous qu’il y avait chez vous un endroit qui ressemble à ça?



Photo : Celia Raquel Jimenez